La capitale slovène se caractérise par un style hétéroclite. Trois courants architecturaux y sont représentés.
Difficile de définir le style de Ljubjana, la capitale de la Slovénie, tant les bâtiments sont disparates. Plusieurs esthétiques et courants s’y côtoient. « Une diversité qui rend la cité accueillante et vivante », avance Marjan Poboljšaj, architecte slovène. Il souligne d’ailleurs qu’elle est très largement piétonne et propice aux promenades. En arpentant les rues, on découvre, en plus des tours de style baroque qui surplombent la ville, trois principaux types de bâtis.


- Le style « sécession viennoise »
En 1895, un tremblement de terre détruit une partie de Ljubljana ; suivra une période de reconstruction de la ville, de 1896 à 1910. Plusieurs quartiers sont érigés dans le style « sécession viennoise », une forme d’Art nouveau. La période est qualifiée de « renouveau de Ljubljana ». Certains bâtiments présentent un style de type néo-renaissance.





- Le style national slovène
Difficile de ne pas remarquer la banque coopérative, avec sa façade colorée aux motifs géométriques. Elle est un exemple du style national de l’architecture slovène. Le bâtiment, conçu par Ivan Vurnik, a été construit en 1921. Les décorations sur la façade sont dérivées de motifs traditionnels utilisés dans la broderie slovène.


L’autre architecte emblématique de ce mouvement est Jože Plečnik. Il a transformé la ville à partir des années 1920 et a notamment dessiné le marché principal. Nombre de ses bâtiments sont soutenus par des colonnes, en particulier le long de la rivière Ljubljanica.


- Le brutalisme
L’ex-pays yougoslave est aussi le terreau du brutalisme. Il s’agit d’un mouvement moderne qui a pris de l’ampleur entre les années 1950 et 1970 en Europe centrale et dans les pays de l’Est communiste. Ce style, qui souhaite retranscrire l’idée d’égalité sociale, se distingue par la répétition de certains éléments et la composition de matériaux bruts.


L’un des représentants du mouvement est l’architecte Edvard Ravnikar, étudiant de Jože Plečnik. Il a notamment dessiné la place de la République, sur laquelle se trouve l’imposante tour de dix-sept étages TR3.

Emma Barets, Adélina Paris et Nina Waechter

